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Chef d’entreprise

Vente en ligne : la seule limite est celle de votre imagination

19 juin 2020
Vente en ligne : la seule limite est celle de votre imagination - featured image

Vendre en ligne oui, s'embarrasser d'un site non ! Saviez-vous qu'il est possible de vendre en ligne sans site internet ?

 

SOMMAIRE 

Vendre en ligne : pourquoi ?
Vendre sur une plateforme de e-commerce
Utiliser les réseaux sociaux en détournant leur utilisation première

 

Vous vous posiez déjà la question il y a 6 mois, et la situation sanitaire vous conforte dans votre idée, vous voulez vous lancer dans la vente en ligne. Mais développer un site internet vous paraît un peu trop coûteux et compliqué pour commencer. Pas de panique, il existe d’autres solutions plus simples, moins chère et tout aussi efficaces !

Vendre en ligne : pourquoi ?

Quand on vient de passer 2 mois et demi en confinement, et que seules les entreprises qui avaient une activité en ligne ont pu poursuivre (tant bien que mal) leur activité, c’est une question rhétorique, je vous l’accorde.
Mais il y a d’autres bonnes raisons pour se lancer dans la vente en ligne. Raisons qui étaient valables avant cet épisode sanitaire particulier, et qui sont plus que jamais d’actualité. Les informations qui vont suivre proviennent pour la plupart du document "Cartographie du e-commerce en 2019", qui recense les résultats de plusieurs études réalisées par la Fédération de la vente à distance (FEVAD).

Augmentation du chiffre d'affaires de la vente en ligne depuis 2016Premier chiffre intéressant : le chiffre d’affaires total des ventes réalisées sur internet en France est en augmentation constante et toujours au-delà des 10 % de croissance. La FEVAD s’attend à ce que le cap des 100 milliards d’euros de chiffre d’affaires soit atteint en 2019 (étude en cours). Et la fréquence d’achat des e-consommateurs continue elle aussi à augmenter, avec une moyenne de 39 achats en 2018 (soit plus de 3 achats par mois, je vous laisse imaginer quel pourra être ce chiffre quand l’étude sera faite sur les chiffres de l’année 2020).

Également, 80 % des entreprises qui déclarent pratiquer le e-commerce y voient un impact positif sur la visite en magasin : entre l’augmentation de la fréquentation, l’augmentation du chiffre d’affaires en magasin ou l’élargissement de la zone de chalandise, les bénéfices sont nombreux.
On notera aussi que près de 30 % des e-acheteurs ont profité du retrait d’une commande en boutique ou en point relais pour réaliser d’autres achats, ce qui vient confirmer les bénéfices cités ci-dessus.

Et attention, pas de clichés : le e-commerce n’est pas réservé qu’à des populations jeunes ! Sachez que parmi les plus de 65 ans, 8 personnes sur 10 déclarent faire des achats sur internet !
Et il n’est pas réservé non plus à la vente aux particuliers (BtoC) : on observe près de 50 % d’augmentation des ventes vers les entreprises entre 2017 et 2019, pour près de 150 milliards d’euros de chiffre d’affaires (dont 15 milliards réalisé par des entreprises de moins de 10 personnes). Et la vente en ligne représente environ 20 % du chiffre d’affaires des e-commerçants en BtoB.

Vendre sur une plateforme de e-commerce

Maintenant que vous êtes convaincus de l’opportunité que représente la vente en ligne pour votre entreprise, vous allez me dire : vendre en ligne = site internet = il faut être technique ou recruter quelqu’un qui l’est et en plus il faut du temps pour l’animer. Pas de panique, vendre en ligne ne veut pas forcément dire développement d’un site internet à la pointe de l’expérience client et ne veut pas dire non plus embaucher un temps plein qui va pénaliser la rentabilité de cette belle opportunité. Vendre en ligne, ce n’est pas forcément très compliqué !

Le premier outil sur lequel vous pouvez vous appuyer s’appelle “une place de marché” (ou marketplace), c’est-à-dire un endroit où se retrouvent des acheteurs et des vendeurs. Un gros centre commercial virtuel. Ça vous rappelle quelque chose ? Eh bien oui ! La place de marché la plus connue, c’est bien sûr Amazon, qui est aussi le premier site de e-commerce visité en France en 2018.
Le principe est assez simple, un abonnement au service vendeur d’Amazon au coût de 39€/mois + des frais de vente (entre 5 et 20% en fonction de la catégorie du produit) contre un accès à la première plateforme de e-commerce.
Ce système permet une délégation des contraintes de visibilité en ligne : en étant présent sur la première place de marché, vous n’avez plus besoin de maîtriser le référencement naturel (ou SEO) de votre site ou de vos produits. Désavantage, la concurrence est déplacée sur la place de marché, comme dans une grande surface.
Si vous souhaitez en savoir plus, sachez qu’Amazon propose un webinaire chaque lundi et mercredi à 11h, pour présenter les bases de la vente sur sa plateforme.

Si Amazon est la plus connue, sachez qu’il existe de nombreuses places de marchés. Si certaines sont généralistes comme Cdiscount et la Fnac, d’autres peuvent être plus spécialisées, comme Etsy, une place de marché internationale spécialisée dans les articles vintage et faits main. Renseignez-vous sur ce qui se fait dans votre secteur.
29% des TPE PME qui font de la vente en ligne vendent sur une place de marché
Petit point panorama, 38 % des entreprises de plus de 10 personnes qui font du e-commerce vendent uniquement sur une place de marché, et près de 50 % pour celles de 10 à 19 personnes.
Et 45 % de ces TPE/PME qui vendent sur une place de marchés déclarent que ces ventes ont un impact important voir très important sur leur chiffre d’affaires.

Utiliser les réseaux sociaux en détournant leur utilisation première

Si la gestion de ventes sur une marketplace vous paraît encore un peu compliquée vous avez encore une autre solution : utiliser des canaux que vous maîtrisez. Par exemple vos pages sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Sachez que les canaux mobiles représentent plus de 20 % du chiffre d’affaires de la vente en ligne, et que 9 internautes sur 10 achètent tout écran confondu (incluant donc le Smartphone).

Vous pouvez utiliser ces applications en les détournant de leur utilisation première, et donc au-delà du simple fait de garder le contact avec vos clients : plusieurs utilisations sont possibles et vont dépendre de votre organisation.

Prenons l’exemple de Loli Rose : cette petite boutique d’accessoires anime une page Facebook et une page Instagram sur lesquelles sont partagées des photos des produits en vente. Pendant le confinement, comme tout le monde : fermeture de la boutique, plus de clientèle et donc chiffre d’affaires à zéro. Pour améliorer cette situation, Loli Rose a mis en place la livraison à domicile, dans un périmètre défini. Et sans site internet, comment présenter ses produits ? via sa page Facebook : une photo, un ajout du prix, et un contact en “messagerie privée” pour faire une réservation. Remise du colis en échange du paiement, par chèque ou espèce. La boutique a ainsi pu continuer à fonctionner et ses clients ont pu continuer leurs achats.

⚠️ IMPORTANT ⚠️ 💖NOUVEAU ! 💖 🚘 LOLI ROSE VOUS LIVRE À DOMICILE !!! 🚘 •Sélectionnez votre accessoire sur Facebook...

Publiée par Loli Rose sur Mercredi 15 avril 2020


🚲🚙🏃🏼‍♀️premières livraisons aujourd’hui🏃🏼‍♀️🚙🚲 Quel plaisir de reprendre un semblant d’activité ! Un grand merci à mes clientes pour leurs commandes ! 🛍 💖 PS: ça ne se voit pas mais je souris très fort 😁😷

Publiée par Loli Rose sur Vendredi 17 avril 2020


Autre exemple, la boutique Au panier fleuri, fleuriste qui fait aussi des colis de légumes. La présentation des produits ainsi que la prise de commande des colis se font via la page Facebook. Pas de livraison, mais une récupération et un paiement en boutique, chaque mercredi. Et ce dispositif était en place avant le confinement et se poursuit depuis la reprise de l’activité.

PROCHAIN ARRIVAGE FRUITS ET LÉGUMES MERCREDI MATIN🍏🍎🍐🍊🍍🍓🥑🥦🥝🥒🍆🍅🍌🍋🥕🥔🥚🥗 Vous pouvez passer commande via le messenger de la...

Publiée par Au Panier Fleuri - L'Arbret sur Dimanche 14 juin 2020


Et si je vous rappelle que 30 % des acheteurs en ligne font d’autres achats en magasin quand ils viennent récupérer leur commande, l’opération devient encore plus intéressante.

Finalement l’essentiel quand vous passez par les réseaux sociaux, c’est d’abord de ne pas vous brider : on l’a vu avec ces deux exemples précédents et très différents, tout est possible. D’autant plus que ces réseaux vont bientôt intégrer un module de vente en ligne : votre client n’aura plus besoin de quitter votre page pour faire son achat, mais vous entrerez dans une logique de place de marché.


Site internet, place de marché, réseaux sociaux… il y a de nombreux moyens pour se lancer dans la vente en ligne. Mais si vous n’êtes pas encore prêts pour la vente en ligne, vous pouvez déjà commencer par accroître votre visibilité sur internet grâce à quelques outils qui fonctionnent comme des annuaires. Par exemple Petits Commerces ou Google My Business, qui est un incontournable du géant américain.
Et vous, quelle est votre astuce pour faire de la vente en ligne sans site internet ?


Retrouvez le document « Cartographie du e-commerce en 2019 » de la FEVAD
Un encart sera publié avec la mise à jour des données dès publication de l’étude 2020.

 

 

Gestion commerciale, pilotage d’entreprise… des gros mots qui pour moi révèlent des disciplines passionnantes, dans un environnement qui bouge tout le temps. Mon objectif ? Vous aider à y voir plus clair et être un moteur de réussite pour vous et votre entreprise.
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